UXL’expérience utilisateur (UX) est sur toutes les lèvres des directions marketing et communication, dans tous les esprits des designers/développeurs. L’UX, le sacro-saint juge de la réussite d’une application web.

On la retrouve au cœur d’une terminologie: ergonomie, design, IHM (interface homme machine)… autant de mots qui se résument à : « créer une émotion positive chez l’utilisateur final ».

Réagir et interagir avec notre entourage physique et virtuel

Pourquoi ? Nous sommes conçus pour réagir et interagir avec notre entourage, même lorsque celui-ci est dématérialisé. La 3D, la réalité augmentée, les visites virtuelles, les « serious games », tous nous permettent de ressentir des émotions positives dans le but de déclencher une action: l’achat de biens de consommation ou de services, l’abonnement à une infolettre, etc… Etant des êtres de plaisir, nous cherchons à le prolonger et le revivre autant que nous pouvons.

 En UX, impossible d’ignorer les options technologique pour matérialiser cette expérience.

Les annonceurs et les agences l’ont compris depuis longtemps ! Dans ce monde,  le design et la créativité sont roi, et c’est justifié, l’effet « waooo » provenant en majeure partie de ce que le Client va voir et sentir lors des premières secondes d’utilisation.

Critères UX en direct des TI

Bien que le design soit nécessaire, il ne suffit pas, à lui seul. Il existe bon nombre d’autres critères qui font que vous adoptiez un site ou une application. Outre ceux exposés par Kissmetrics , voici les miens :

1-      l’intérêt pour l’application en elle-même
2-      Un contenu pertinent
3-      Un graphisme riche, aéré et moderne
4-      Une interface intuitive
5-      Le partage des pages du site sur les réseaux sociaux
6-      Une disponibilité constante de l’application (peu de pages en erreur)
7-      Un temps de chargement des images rapide
8-      Une navigation fluide
9-      Le respect des critères de sécurité (navigation sécurisée)
10-     Peu de pop-up en cours de visite ou d’utilisation

Vous remarquerez que les critères 6 à 10 ne sont pas liés au design mais relèvent des TI. En effet, la sécurité, la performance et la disponibilité d’un site ou d’une application sont souvent qualifiées de techniques et traitées séparément de l’UX. Et pourtant, si ce n’était pour ces critères techniques, il n’y aurait pas lieu de parler d’expérience utilisateur !

car
Je rêve de me mettre au volant d’une Aston Martin DB9, mais si pour rouler avec, je dois pédaler comme sur un vélo ou que je tombe en panne tous les 5 km… autant continuer à rêver !

En effet, qui se plaît à attendre 10 secondes pour qu’une page s’affiche, 15 secondes pour une image et qu’une page sur 10 soit une erreur 404 ? La plupart du temps, ces mauvaises expériences annulent l’effet souhaité d’un bon design. On passe de «  Waooo » à « ciao ». Impossible donc d’ignorer les options et défis technologiques pour matérialiser cette expérience.

Budgéter un projet UX différemment

Il incombe donc de budgéter ces critères à même le projet de design d’un site ou d’une application. Nous commençons à voir des entreprises qui en font une priorité au même titre que la conception. Les marques de luxe telles que Louis Vuitton, Gucci, ou les constructeurs automobile comme Nissan ont bien compris que le design n’était rien sans l’architecture, sans la capacité de délivrer les performances et la stabilité attendue, quelle que soit l’audience.

Et à l’heure du « cloud computing », tout le monde se pose la question « qui choisir », « qui peut garantir ces éléments de performance, de disponibilité, de sécurité». Heureusement, nous voyons de plus en plus d’entreprises se spécialisant dans ces engagements de services d’infogérance et de maintenance applicative. Elles aident au choix de l’architecture la plus pertinente pour les besoins d’affaires qui viennent matérialiser l’expérience client définie par l’équipe design.

Alors la prochaine fois que vous lancez un projet de design, pensez à intégrer les critères 6 à 10 dans votre offre de service.